UNE GRAVE EPIDEMIE

Le coronavirus provoque le plus souvent des symptômes banals tels que toux, rhinorrhée, encombrement des sinus ou fièvre modérée.

Depuis peu, une nouvelle souche de coronavirus (appelée SARS-CoV-2) se répand dans le monde entier en provoquant une maladie baptisée COVID-19 (maladie à coronavirus 2019).

Les symptômes du COVID-19 sont généralement peu sévères mais, dans certains cas, ils peuvent se révéler beaucoup plus marqués (fièvre élevée, toux sèche, difficultés à respirer)

Au 4 avril 2020, ce virus a déjà infecté 1.120.000 malades dans 181 pays et on dénombre 58.000 décès.

Il n’existe encore à ce jour aucun traitement systématique ou vaccin contre cette maladie très sévère mais le plus souvent, le système immunitaire de la personne atteinte élimine de lui-même le virus en une à deux semaines.

​​Le diagnostic du SARS-CoV-2

Le diagnostic du COVID-19 passe d’abord par la mesure de la température et l’évaluation de la gravité des symptômes respiratoires.

Il conduit aussi à analyser aussi bien les sécrétions naso-pharyngées que les crachats qu’à pratiquer en laboratoire des tests sanguins de type PCR qui permettent d’obtenir une réponse en 4 heures à 12 heures, grâce à l’amplification moléculaire.

Les symptômes de la maladie peuvent apparaître au bout de 5 à 10 jours et la situation est devenue particulièrement préoccupante car, pendant cette période, les porteurs asymptomatiques du virus peuvent continuer d’infecter un grand nombre de personnes.

Pour faire face à l’épidémie, notre pays a décidé de mettre en place un confinement des populations, tout en renforçant les mesures barrières, en particulier pour les professionnels dont la mission n’autorise pas la cessation d’activité.

Cette technique d’analyse biologique se pratique en laboratoire. Elle consiste à mesurer le processus d’amplification de l’ADN viral en détectant la fluorescence émise par les produits de PCR nouvellement formés.

On pratique ce test à partir d’un prélèvement (frottis) naso-pharyngé où sur un échantillon prélevé au niveau des voies respiratoires basses (crachats). Le plus souvent, on fait réaliser un scanner pulmonaire pour identifier les signes radiologiques tout à fait spécifiques du SARS-CoV-2. 

La qualité du prélèvement réalisé par un médecin ou une infirmière se révèle déterminant sur le résultat. Ainsi, les biologistes rapportent aujourd’hui jusqu’à 30% de faux négatifs.

Alors que les tests PCR permettent de savoir si un malade est infecté au moment du dépistage, les tests sérologiques détectent la présence des anticorps spécifiques du SARS-CoV-2 .

Ils permettent d’apprécier le statut immunitaire avant de conclure, par exemple, que les « positifs »  pourraient être les premiers à sortir du confinement décidé par le gouvernement le 16 mars 2020.

La fiabilité des résultats obtenus avec les tests sérologiques dépendent notamment de la qualité de leurs constituants : marqueur choisi pour induire la réaction colorimétrique, anticorps suffisamment sensibles pour reconnaitre sans erreur la présence des immunoglobulines, tout en garantissant qu'aucun autre facteur infectant ou réaction croisée ne viennent contrarier ou fausser le résultat (spécificité).

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